Cérémonie du 11 novembre 2025
Hommage à nos soldats. photo: JLG
En ouverture, madame le maire de Sarraziet, Béatrice Makowiecki, rappelait: " Depuis 2012, chaque 11 novembre est l'occasion pour la France, non seulement de commémorer l'armistice de la Première Guerre mondiale, mais aussi de rendre hommage à l'ensemble des "morts pour la France", civils et militaires, durant des conflits actuels ou anciens, et plus particulièrement au cours d'opérations extérieures.
Après le dépôt d'une gerbe au pied du monument aux morts du village et de fleurs (merci Thiago) par les enfants, madame le maire donnait lecture d'un extrait du message du ministre des Armées et des anciens combattants:
"C'était il y a 107 ans. Au fracas des armes succédait le silence des plaines dévastées de Champagne, des vallées de la Meuse, des forêts d'Argonne.
Ce silence portait le poids immense de ceux qui étaient morts, durant quatre années, dans les grandes batailles, couchés dessus le sol ou ensevelis sous la boue.
Un million quatre cent mille soldats "tombés au champ d'honneur", autant de familles meurtries. Quatre millions de blessés et de mutilés. Et parmi ceux apparemment indemnes, combien de nuits hantées par des terreurs sans fin.
La République a donné à chaque soldat mort pour la France, aussi anonyme soit-il, d'être honoré à la place la plus élevée: celle qu'occupe la tombe du Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe.
En lui s'incarne le sacrifice de tous les morts pour la France, d'hier et d'aujourd'hui, jusqu'à ceux qui, loin de chez eux, sont tombés en Indochine, en Algérie, dans les Balkans, en Afrique, en Afghanistan, au Levant.
Il y a cent ans, en 1925, était organisé aux invalides le premier atelier de confection du Bleuet de France. Devenue le symbole de la solidarité avec le monde combattant, cette petite fleur qui poussait dans les tranchées témoigne de la force d'âme de la Nation.
Force d'âme qu'ont rappelée les commémorations du 80ème anniversaire des débarquements, de la Libération et de la Victoire, dans une époque, la nôtre, où nous réapprenons que la guerre est possible.
Que l'Europe vive libre et en paix, sera toujours l'espérance de la France, fidèle au sacrifice de ses anciens, à ses valeurs et à ses promesses, consciente de sa vocation universelle au service de la paix.
Vive la République, Vive la France !"
A Sarraziet, nous honorons la mémoire de nos soldats "morts pour notre liberté". Et comme l'écrivait Roland Dorgelès dans le fameux "Les croix de bois", "Dire seulement leurs noms à ces combattants, dire seulement leurs noms, c'est les défendre, c'est les sauver."
Béatrice Makowiecki citait alors les noms des soldats de notre village, morts au combat, durant la Première Guerre mondiale:
Joseph Danne, Gabriel Darricau, Jean Destribos, Vincent Gabrien, Jean Dauga, Henri Daugé, Elie Laborde, Jean Laborde, Pierre Lavie, Jean Minvielle, Pierre Pondarasse, et Joseph Urbietta.
Puis ceux morts au combat au cours de la Seconde Guerre mondiale:
Armand Dutoya et Bertrand Lemée.
Madame le maire invitait l'assistance a observé une minute de silence en leur mémoire ainsi que pour les victimes d'attentats (commémorations des 10 ans des attentats du 13 novembre à Paris). Et l'hymne national retentissait...
Odile Dubroca lisait le message de l'UFAC (Union Française des Associations de Combattants et de victimes de Guerre)
"Aujourd'hui, nous commémorons, dans toutes les villes et dans tous les villages de France, la signature à Rethondes de l'Armistice mettant fin à la guerre de 1914-1918.
Après le conflit, partout ou presque partout, ont été érigés des monuments aux morts ou des stèles commémoratives , véritables sentinelles de la mémoire qui nous rappellent les sacrifices et les souffrances endurés par nos aînés.
En outre, la Nation a décidé d'honorer un soldat symbole de tous les Morts pour la France. Ainsi, le 11 novembre 1920, le corps d'un soldat français inconnu, tombé au champ d'honneur au cours de la Première Guerre mondiale est solennellement honoré sous l'Arc de Triomphe, puis y est inhumé en 1921.
En 1923, afin de perpétuer ce souvenir et ce sacrifice, une Flamme brille sur sa tombe. Celle-ci n'a jamais cessé d'être ravivée chaque soir, y compris sous l'occupation. Le 11 novembre 1940, des étudiants de France se sont même réunis pour honorer le soldat inconnu dans un des premiers actes de la Résistance française à l'occupant.
Malgré le traité de paix signé à Versailles, la Première Guerre mondiale qualifiée de "grande" alors que rien de ce qui est porteur de haine et de division ne peut-être grand, ne fut pas la dernière, comme tous l'avaient espéré.
C'est la raison pour laquelle, l'Union française des associations de combattants et de victimes de guerre (UFAC) oeuvre à l'interdiction du recours à la guerre pour le règlement des différents internationaux et défend ardemment le droit de chaque être humain à la paix.
Pour ce faire, l'UFAC agit résolument et avec persévérance pour la paix, en particulier en direction des jeunes générations, nos successeurs en tant que "Passeurs de Mémoire", invitées à devenir des citoyens d'un monde tolérant sans haine ni guerre.
Dans un monde incertain, il faut rester conscient de la fragilité de la paix et de la nécessité d'unir toutes les bonnes volontés pour la faire perdurer.
Vive la République, vive la France !
Au bar de la salle polyvalente, un vin d'honneur clôturait cette cérémonie "jour de mémoire".





